Aides et crédits pour les personnes âgées (seniors, retraités) à domicile ou en maison de retraite : prêt hypothécaire viager ou cautionné, emprunt immobilier, allocations APA-ASPA, réductions d’impôt…

Les aides financières pour les personnes âgées sont nombreuses (aide ménagère, réduction d’impôts..), encore faut-il les connaître pour pouvoir en bénéficier. Même chose pour le prêt personnel pour senior : ne pas croire que demander un crédit quand on est à la retraite est impossible. Le prêt pour les personnes âgées existe, même s’il est soumis à des conditions strictes. A suivre, la liste de tout ce qu’il est possible d’obtenir quand on a dépassé un âge certain.

 

Le crédit pour retraité


On démarre notre liste avec le crédit viager hypothécaire. Ce prêt pour les personnes âgées peut être assimilé à un crédit immobilier pour les seniors, puisqu’il permet d’acheter un bien à crédit quand on a plus de 65 ans, sans questionnaire de santé.

C’est le Crédit Foncier qui propose cette formule de crédit viager hypothécaire. En échange du prêt, la banque prend une hypothèque sur un bien appartenant déjà à l’emprunteur. Cet échange « de bons procédés » permet de ne pas rembourser son emprunt de son vivant. C’est une possibilité. On peut ainsi profiter de ses revenus pour consommer ou voyager.

Parmi les avantages d’un prêt viager hypothécaire pour les personnes âgées, on trouve aussi la décharge des héritiers, qui n’auront pas à supporter la dette (hormis le bien en question).

 

Une variante : le prêt hypothécaire cautionné

A partir de 60 ans, il est possible d’emprunter sans avoir de visite médicale obligatoire et sans l’imposition d’une assurance. Pour ce faire, il est possible de substituer à l’assurance une caution, qui viendra s’ajouter à l’hypothèque pour garantir son prêt.

Etre propriétaire quand on veut emprunter une fois à la retraite est donc un avantage certain, puisque c’est son patrimoine immobilier qui va permettre de faire face à un besoin d’argent, en le garantissant auprès d’une banque. Le prêt hypothécaire cautionné va pouvoir se substituer à un prêt personnel refusé par un établissement financier par exemple, en raison d’un âge trop avancé.

En cas de décès avant la fin du remboursement, c’est aux héritier s de choisir ‘ils préfèrent confier la vente du bien immobilier mis en caution à la banque, ou bien régler le solde du crédit restant. Si le prêt est souscrit à deux, c’est le conjoint survivant qui devra prendre en charge le reste des remboursements.

A combien ce monte ce prêt ? La règle qui prédomine est la suivante : on peut emprunter jusqu’à 70 % de la valeur du bien. Ensuite, cela dépendra des revenus de l’emprunteur, et de ce qu’il est capable de rembourser chaque mois, sans dépasser le taux d’endettement autorisé. Quand à la durée, elle ne saurait excéder 25 ans, mais ¼ de siècle, quand on a dépassé 60 ans, c’est déjà pas si mal !

 

Le prêt personnel pour les seniors


Comme souvent, lorsqu’on a des difficultés à emprunter en raison de son âge, on se tourne vers le Crédit Municipal, avec le prêt sur gage du mont de piété, mais pas seulement.

Il est possible d’y souscrire un prêt personnel (notamment au Crédit Municipal de Lyon), dès lors qu’on est en retraite, et peut importe que l’on vienne du privé ou du public (pas de différences avec un statut d’ancien fonctionnaire). Les conditions sont avantageuses, et permettent de souscrire un prêt à la consommation pour voyager ou autre. Ca peut être l’occasion de financer une nouvelle voiture pour sa retraite, celle avec laquelle vous allez faire encore un bon bout de chemin.

A la différence d’un prêt CAF (pour certains), aucun justificatif quand à la destination de l’argent ne vous sera demandé. Point important : il ne faut pas avoir dépassé 80 ans lors de la demande du prêt au Crédit Municipal.

Les conditions du prêt senior

Elles ne sont pas si mauvaises, comparées à ce qu’offre la concurrence. Selon la capacité de chacun, il est possible d’emprunter jusqu’à 30 000 euros, mais le remboursement devra s’effectuer en 6 ans maxima. Le taux dépendra de la somme empruntée et de la durée de remboursement.

Plus compliqué : l’achat immobilier pour les plus de 60 ans


Quand on approche de la retraire, ou qu’on la dépasse légèrement, il est possible que l’on souhaite devenir propriétaire, en déménageant dans un coin tranquille ou un peu plus ensoleillé. La question de la résidence secondaire se pose, ainsi que celle du financement. Comment acheter une maison quand on est un senior ? Avec les emprunts immobiliers seniors proposés par les banques (certaines), qui se montrent moins craintives que par le passé, notamment en raison de l’allongement de l’espérance de vie.

Quelles sont les questions posées par les banques pour emprunter ?

Comme souvent, c’est l’adéquation entre le projet d’achat et les revenus qui entre en ligne de compte. Un retraité qui est déjà propriétaire aura plus de chances de voir sa demande de prêt aboutir, car même si la retraite est l’assurance de toucher un revenu égal chaque mois, on ne sait pas combien de temps cela va durer, et c’est cette notion de risque que l banque appréhende avec beaucoup de précautions.

Pour les actifs proches de prendre leur retraite, va se poser le dilemme de la base de l’emprunt ? Sur son salaire actuel, ou sur le montant de la pension à venir ? Selon le choix, l’emprunt à rembourser chaque mois ne sera pas le même. Certains prêts prennent en compte ce changement de revenu, et les mensualités vont donc s’adapter aux rentrées d’argent présentes et à venir, d’autant plus que le moment du départ à la retraite est pour beaucoup différent de prévisions, la tendance étant à le repousser, parfois contraint et forcé.

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La question de l’assurance emprunteur

L’assurance d’un crédit immobilier va parfois faire bondir le taux d’intérêt du prêt, et généralement cela ne va pas dans le sens de l’emprunteur quand on a dépassé les 60 ans. La règle qui prévaut : plus on est âgé, plus on doit payer d’assurance pour son prêt. Si la couverture de la banque n’est pas possible, pour des raisons d’âge, il reste la solution de passer par une délégation d’assurance, avec la possibilité de trouver des primes raisonnables, mais entendons nous bien : ce n’est pas à 80 ans qu’il sera possible de faire une bonne affaire avec l’assurance de son crédit immobilier.

Emprunter avec des problèmes de santé


problèmes de santé

On vit beaucoup plus longtemps, certes, mais cela n’empêche pas d’avoir des soucis de santé, parfois importants. La conséquence indirecte est qu’ils peuvent bloquer la possibilité d’emprunter de l’argent à une banque, en raison des risques. La convention AREAS a été créée pour cela, pour permettre aux personnes malades d’assurer leur crédit.

Passer par un courtier en crédit : une possibilité de gagner du temps

Emprunter en étant âgé, c’est s’exposer à de nombreux refus, avant de trouver la banque, la bonne, qui acceptera de prêter de l’argent. Ce n’est pas toujours la somme empruntée qui bloque, mais l’âge de l’emprunteur, le montant de sa retraite, et sa capacité à être assurer. Un courtier en prêt va faire le travail pour vous, en choisissant la solution la moins onéreuse parmi les réponses positives qu’il aura reçu.

Les courtiers ont souvent des partenariats avec les banques et certaines sociétés d’assurance. De plus, leur rémunération est la plupart du temps payée par l’organisme auprès duquel vous allez souscrire le prêt. Quoi qu’il en soit, le taux annoncé comprendra leur marge.

Les allocations pour personnes âgées : des aides non négligeables


Et la première d’entre elles est la fameuse allocation de solidarité aux personnes âgées. L’ASPA (il ne faut plus parler de minimum vieillesse) est là pour répondre à la précarité que rencontre beaucoup de retraités, pour diverses raisons, comme le manque de cotisations par exemple.

Pour en bénéficier, il faut avoir 65 ans au moins, et surtout avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite. Il faut habiter en France et y être imposable. Comme pour le RSA, ce sont les ressources du foyer qui sont prises en compte. Il y a un plafond à ne pas dépasser, différent pour un couple (1222 euros) ou pour une personne seule (787 euros). Tous les revenus sont pris en compte dans ce calcul, exceptés les prestations familiales et la retraite du combattant.

Pour demander son allocation de solidarité, il y a un formulaire à remplie auprès de sa caisse de retraite. Pour celui qui ne touche aucune pension, le mieux est de se rendre à la mairie de son domicile, qui la transmettra à la Caisse des Dépôts.

L’allocation personnalisée d’autonomie


L’APA est une aide à domicile pour les personnes âgées, mais pas seulement. Elle répond à un besoin primordial pour une population vieillissante : celui de pouvoir être surveillé le plus régulièrement possible, à son domicile ou dans un établissement. L’APA fait ainsi partie des aides pour les personnes âgées en maison de retraite. Ce sont les conseils généraux qui décident de son attribution.

Pour en bénéficier, il faut avoir une autonomie déclinante : difficulté à marcher, à raisonner… Peu importe que l’on soit chez soi, dans un foyer, ou dans un établissement spécifique. Il faut avoir plus de 60 ans, et avoir besoin d’une aide pour son quotidien. L’APA, contrairement à l’ASPA, n’est pas conditionnée aux ressources. Ces dernières indiquent uniquement la part variable dont devra s’acquitter le bénéficiaire.

Pour faire sa demande, il suffit d’envoyer un courrier au président du conseil général de son département. Le dossier peut être retiré dans les CCAS ou à la sécurité sociale. Il faudra joindre au dossier une pièce d’identité ainsi que son dernier avis d’imposition (plus taxe foncière si nécessaire). La réponse doit en principe arriver dans les dix jours suivant la réception.

La perte d’autonomie sera évaluée par une visite au domicile de la personne âgée, et le rapport de médecins. On peut demander à un membre de sa famille d’être présent lors de l’examen. Si le besoin d’aide est reconnu, une proposition sera faite dans le mois suivant, pouvant concerner le portage de repas, ou la visite d’assistantes ménagères par exemple, plusieurs fois par semaine. Attention : l’APA ne couvrira pas la totalité des dépenses engagées. Une charge, même minime, restera à la charge du bénéficiaire de l’aide.

Si vous bénéficiez de l’APA et que vous quittez votre domicile, ne pas oublier de prévenir le conseil général de tout changement de situation (hospitalisation longue durée par exemple).

Les aides fiscales pour les personnes âgées


aide fiscale

Pour ceux qui hébergent un membre de leur famille, ou un ami, qui a plus de 75 ans, il est possible de déduire certaines sommes de ses impôts. Toutefois, il ne faut pas que cette personne âgée soit un parent proche (pas d’obligation alimentaire). Enfin, l’hébergement de la personne aidée doit être constant et son revenu ne doit pas dépasser 9325 euros (on vous fait grâce des centimes).

Quelles sont les sommes déductibles ?

Il faut estimer le montant réel des avantages mis à la disposition de la personne âgée hébergée, mais la limite est fixée à 3359 euros (montant valable pour 2011). Attention : en cas de contrôle fiscal, il faut pouvoir prouver les sommes avancées.

Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile


Pour les retraités qui paient des impôts, il y a la possibilité de bénéficier d’un crédit d’un impôt en employant quelqu’un à son domicile, qui s’agisse d’une dame de compagnie ou d’une aide ménagère (femme de ménage par exemple). Il est possible d’employer soi même cette personne, mais aussi de passer par une association habilitée.

L’avantage fiscal peut atteindre la moitié des dépenses engagées, sous certaines conditions, avec un plafond de 15 000 euros annuel. Mais la donne changeant régulièrement en la matière, nous vous conseillons de vous rapprocher de votre centre des impôts pour connaître les dispositions exactes relatives à l’embauche d’un salarié au moment où vous voudriez le faire.

La réduction d’impôt pour les personnes dépendantes


Quand on est âgé est dépendant, il est possible que l’on ait besoin de séjourner une certaine période dans un établissement spécialisé. Ce genre de séjour à un coût, pas toujours évident à supporter avec sa retraite. Même si une grosse partie sera prise en charge, il en restera toujours un pourcentage à la charge de la personne dépendante. La réduction d’impôt s’applique sur cette partie là.

Le calcul de la réduction est simple : ¼ des dépenses, avec une réduction qui ne peut dépasser 2500 euros par an et par personne.

Les contrats de rente survie


Pas toujours facile d’en parler, mais il faut bien l’expliquer, le contrat de rente survie est un contrat d’épargne auquel on adhère dans l’optique de laisser des revenus à une personne proche qui est handicapée, si l’on décède.

Un autre contrat, appelé épargne handicap, ne concerne que le souscripteur. Des revenus lui seront versés si il ne peut plus exercer d’activité professionnelle, pour des raisons d’infirmité. Attention, le contrat ne devra pas être cassé avant 6 ans, au risque de perdre les réductions d’impôts accordées.

Les réductions d’impôt de ces contrats

Il est possible d’économiser ¼ du montant des versements annuels sur ces deux comptes. La limite est fixée à 1525 euros, auquel s’ajoute trois cents euros par enfant.

Les aides sociales pour l’aide à domicile des personnes âgées


Une aide ménagère est souvent la bienvenue quand on ne peut plus faire les choses tout seul, à cause de son grand âge (+ de 65 ans) ou d’un état de santé déficient. Cette aide sociale n’est accordée que si on ne touche pas l’APA.

L’aide ménagère a un rôle important, qui ne se limite pas à faire le ménage. Sa présence, quotidienne ou plusieurs fois par semaine rassure la personne visitée, et elle permet souvent d’alerter la famille en cas de détérioration de l’état de santé du bénéficiaire.

Il n’y a pas un nombre d’heures prédéfinies. Chaque cas est différent, et tout va dépendre des besoins. C’est généralement le département qui assure la prise en charge financière, si la personne ne dépasse pas 787 euros de revenus mensuels. En cas de dépassement, possibilité de prise en charge de la caisse retraite, se renseigner auprès d’elle.

Pour en faire la demande, contactez le CCAS de votre ville, ou le service social de la mairie. Dans tous les cas, un certificat médical sera demandé. En cas de désir d’employer une personne précise, un versement de l’aide en espèce peut être envisagé.

Le portage des repas

Arrivé à un certain âge, il devient difficile de se faire soi même à manger, raison pour laquelle certaines communes organisent des portages de repas à domicile. C’est idéal pour une personne qui a du mal à se déplacer. Là encore, la prise en charge du coût du service des dépendre des revenus de la personne bénéficiaire. Souvent, il est partagé, avec un pourcentage fluctuant.

Etre âgé entraîne de nombreuses difficultés, surtout physique. Heureusement, des aides existent pour tenter d’y palier.