Aide de fin de droit (chômage ou RSA): que faire ?

Etre un chômeur en fin de droit, ce n’est pas rose tous les jours. La suspension des ASSEDIC ou la suppression du RSA est une très mauvaise nouvelle, car c’est souvent le moment où on en a le plus besoin car il ne faut pas compter sur une prime de fin de chômage. Certains vont toucher l’ASS, mais cette allocation n’a qu’un temps. De la même façon, comment se faire financer une formation par Pole Emploi quand on a épuisé ses droits ? Sachez qu’il y a des aides pour presque toutes les situations.

Pour les chômeurs en fin de droit


Ne plus toucher le chômage, c’est le ciel qui tombe sur la tête. Car si la perte des allocations est une réalité, les factures qui s’amoncellent aussi. Heureusement, il est possible d’obtenir une petite compensation à cela : il s’agit de l’aide de solidarité spécifique qui ne vous laissera donc pas sans aucuns revenus, au moins le temps de son versement.

L’ASS est calculée en prenant en compte les revenus et la composition du foyer. Préparez vous à ce qu’elle n’aille pas chercher très loin, le taux plein étant de 16,25 euros par jour. Pour avoir un taux plein, il faut avoir très peu de ressources (moins de 625 euros par mois).

Comment l’obtenir ?

Vous n’aurez rien de spécifique à faire pour la demander. Votre conseiller Pôle Emploi, s’il fait bien son travail, devrait automatiquement vous adresser le formulaire un peu avant la fin de vos droits. Il faudra remonter un dossier avec les anciens certificats de travail et les avis d’imposition (notamment).

Il faut avoir travaillé 5 ans sur les 10 dernières années. Retrouver du travail, si ce n’est pas à temps plein donnera quand même le droit à une partie de son ASS.

Le RSA


Si vous ne touchez pas l’ASS, il se peut que vous puissiez avoir droit au RSA si vous n’avez toujours pas de travail. Là, c’est la CAF qui gère les dossiers. On peut commencer à monter le sien sur Internet. Son montant actuel est d’un peu moins de 574 euros. Attention, l’aide au logement peut venir s’y soustraire (au contraire de la prime de rentrée scolaire, qui n’a aucune incidence). Chaque année, le montant peut être réévalué.

Dans le cas ou une personne qui touche le RSA retrouverait du travail, pourrait s’y ajouter l’APRE qui permet de payer les frais quand on prend un nouveau job (réparation de sa voiture, s’acheter des habits…). La reprise d’un emploi à temps partiel n’empêche pas de continuer à percevoir une partie de son RSA pendant quelques temps.

Recours pour ceux qui ne touchent plus le RSA

Il y a des cas où celui-ci s’arrête. Pour une hospitalisation de longue durée, c’est la sécu qui doit prendre le relai après 2 mois (sauf en cas de grossesse). Si vous faites de la prison, celui-ci est suspendu pendant l’incarcération, à condition d’avoir prévenu la CAF, sinon c’est la radiation. En cas de mois ou de trop perçu, les réclamations peuvent se faire dans les deux sens.

Si vous devez de l’argent, demandez à ce que le remboursement soit échelonné. Tous les recours doivent être adressés au président du conseil général. Celui-ci a d’ailleurs tous pouvoirs pour réduire votre revenu de solidarité active s’il estime que vous avez manqué à vos obligations.

Quoi d’autre ? L’ATS


Ceux qui ne sont pas loin de la retraite à taux plain peuvent bénéficier de l’allocation transitoire de solidarité, qui permet d’attendre les vieux jours avec un peu plus de sérénité. 

Il ne faut donc pas encore avoir 60 ans mais presque le nombre de trimestres nécessaires. Elle remplace l’AER. De toutes, elle est la plus élevée puisque sa base est à 35 euros par jour. Le dossier se complète auprès de Pole Emploi.

Les petits bonus

Ceux qui touchent les aides précédemment citées peuvent prétendre à la prime de Noël, qui bouge chaque année et en fonction de situations, allant de 152 à 442 euros.

aide assistante sociale

Dans tous les cas, pour connaître les aides sociales auxquelles vous avez droit, il faut aller consulter une assistante du même nom en mairie (les communes ont aussi des enveloppes spécifiques pour cela), c’est gratuit. Elle vous aidera à monter les dossiers CAF, mais aussi celui du fonds de solidarité pour le logement qui permet de ne pas se retrouver à la rue en prenant en charge pour un petit moment certaines dettes de loyer ou d’électricité.

Pour ceux qui ont des dettes

Généralement, tout va ensemble, c’est le drôle de package que touche un chômeur en fin de droits. Si vous ne pouvez plus rembourser vos crédits, n’hésitez pas à saisir la commission de surendettement, qui peut ré-échelonner les échéances ou mêmes annuler certaines dettes.

se faire aider quand ca va mal

Si faute d’argent vous ne pouvez plus vous nourrir quotidiennement ou correctement, rendez-vous auprès des associations du type de celle des Restos du Coeur ou des épiceries sociales.

Même chose pour les factures EDF, de gaz ou de téléphone. Des tarifs moins chers d’énergie peuvent vous êtres accordés le temps que votre situation financière s’améliore. Généralement il n’y a pas grand chose à faire pour cela, c’est la CAF qui les informe.

Pour les soins, il est concevable que sans ressources il ne soit pas possible de prendre une mutuelle. Tournez vous vers la CMU.