Avocat spécialisé divorce : comment choisir le bon ?

Une procédure de séparation n’a rien de simple, même lorsqu’elle est faite à l’amiable et où les deux membres su couple sont sur la même longueur d’onde. Le droit familial français est compliqué, sans parler des frais de justice, même s’il est toujours possible de se faire défendre gratuitement. Alors, comment trouver un bon avocat pour divorcer ? Il doit avant tout être un juriste spécialisé dans le droit de la famille, mais le meilleur sera aussi celui avec qui le courant passe, même si la question des tarifs fera partie de l’équation.

Pour être bien défendu


Il faut vous poser les bonnes questions lors d’une procédure de divorce afin de mettre toutes les chances de son côté. Une mauvaise défense devant les affaires familiales, peut avoir d’importantes répercussions. Car pour trouver un bon avocat spécialiste du divorce et du droit des familles, il y a des erreurs à ne pas commettre car il va vous accompagner pendant un bon moment avant que tout rentre dans l’ordre.

La spécialisation est donc une première étape, car même si on a dans ses relations un homme de loi habitué à traiter des affaires de droit fiscal, ce n’est pas tout à fait le même métier. Méfiez vous aussi des prix d’amis, il faut parfois accepter de payer un peu plus cher une bonne prestation.

Patience

Nous vous conseillons de ne rien accepter avant la fin du premier rendez-vous et de vous donner le temps de réfléchir. Votre conseil doit vous donner l’impression de bien comprendre votre dossier, et dégager des ondes que vous recevez comme positives. N’hésitez pas à le faire répéter si vous ne comprenez pas tout. Le droit est un langage parfois un peu complexe pour les profanes. Même chose pour les amis d’amis qui connaissent un type super… Ce n’est pas pour ça qu’il décrochera son téléphone plus souvent quand vous allez l’appeler ! Un manque de disponibilité peut se révéler lourd comme handicap (même s’il ne s’agit pas de le harceler).

La question des honoraires

Même s’il est possible de divorcer sans avocat et donc de faire de grosses économies, c’est un poste de budget important, et la qualité du service rendu ne se mesurera pas au montant du chèque. Lors du premier entretien, il vous sera proposé un prix à l’heure ou au forfait. La deuxième solution, bien que plus onéreuse de prime abord est à conseillé, surtout si la procédure s’enlise. N’oubliez pas d’ajouter la TVA lors du prix énoncé, ce qui le fera grimpé de + 20%, mais on ne peut pas y échapper.

L’important reste que vous n’en changiez pas en cours de route parce que les choses se passent mal. C’est toujours difficile de voir son dossier repris par quelqu’un qui n’y a pas travaillé, et ça rend la défense plus compliqué, raison pour laquelle il faut bien réfléchir avant de se décider. Mais au final, c’est à vous de rester maître de votre dossier, et donc de décider de la procédure à engager, de la conciliation ou non. personne d’autre que vous même ne peut mieux connaître l’autre moitié du couple, même si celui-ci est en déliquescence.

Les bonnes questions à poser


Le premier rendez-vous est important, car il va vous permettre de clarifier les choses. Il n’est pas juste l’occasion de vous épancher sur vos problèmes personnels. D’abord, l’avocat va commencer à dégrossir les tenants et les aboutissants, pour savoir dans quelle direction aller par rapport au divorce. Il faudra répondre à ses questions sans rien dissimuler, en particulier sur les avoirs du couple. Pensez à ne pas arriver les mains dans la poche mais en ayant préparer un minimum l’entretien, notamment en ayant listé vos interrogations.

procédure de divorce

Viendra alors le temps de se décider pour la procédure à suivre, en fonction de la situation de chacun et de l’état des relations. S’il y a des enfants, c’est encore un peu plus complexe, par rapport à la garde. Sera-t-elle partagée, alternée, ou au bénéfice d’un seul des deux parents, avec ou sans droit de visite ? De là découlera la question de la pension alimentaire des enfants, mais aussi des adultes et de la prestation compensatoire. Si vous et votre conjoint étiez propriétaire ou même locataire de votre appartement, demandez-vous comment vous vous positionnez par rapport au domicile conjugal. Voulez vous y rester, partir, être dédommagé de votre part ?

Et celles à ne pas oublier

Parmi les conséquences d’un divorce, pensez aussi à évoquer votre avenir professionnel, surtout dans le cas ou vous auriez travaillé avec votre conjoint commerçant et que vous n’auriez reçu aucune rémunération pour cela. Autre chose : les dettes du couple : qui va les rembourser, et comment ? Même chose pour les biens communs : de quelle façon va s’effectuer le partage ? Faut-il fermer le compte en banque commun ? Quand, et qu’advient-il des crédits en cours ? Autant de questions qu’il faudra lister pour y trouver rapidement des réponses.

Parlons argent : le cout d’un divorce en France

C’est le nerf de la guerre quand un couple se sépare. Divorcez ça couter cher, c’est comme ça et pas autrement. Mais en fonction du déroulement de la procédure, le budget initialement prévu peut grimper à la hausse. Plus c’est long, et moins c’est bon pour votre portefeuille.

combien coûte un divorce

Des divorces, il y en a à tous les prix, en fonction de ce qu’il y a en jeu. Le mieux est donc de se mettre d’accord plutôt que d’essayer de s’écharper. Un consentement mutuel vous coûtera à peu près 3000 euros. La même chose pour faute atteindra facilement les dix mille. Si vous ne choisissez pas l’option du forfait, il faudra vous faire au tarif horaire des avocats, qui n’ont rien à envier à celui d’un expert comptable. Mais là encore, cela va dépendre du prestige de l’étude. En moyenne, comptez 200 euros de l’heure.

Si vous n’avez pas les moyens de payer votre avocat spécialisé, sachez que vous avez le droit à l’aide juridictionnelle. Celle-ci ne couvrira pas forcément le coût complet du divorce, mais peut en prendre une partie à sa charge.