Bourse au mérite: supprimée !

Les lycéens qui avaient d’excellents résultats pouvaient en attendre une petite récompense pécuniaire de l’état. Cette façon de les récompenser les gratifiaient, d’être indépendant financièrement, et leur donnaient sans doute envie de continuer leurs brillantes études en France. Hors, il semble que l’on se dirige vers la suppression de la bourse au mérite pour les bacheliers, cette dernière n’étant donc plus accordée que sur critères sociaux. Ce qui est certain, c’est qu’une telle mesure, si elle est appliquée ne tirera pas le niveau vers le haut.

Obtenir une mention très bien

Tous les lycéens en rêvent (enfin ceux qui travaillent dur) : avoir plus de 16 de moyenne au bac pour avoir ce fameux TB à côté de leur nom le jour des résultats.

Cette mention leur ouvrira la porte des grandes écoles, et sans doute de longues et brillantes études, avec un coût pouvant être important, parfois difficile à assumer pour les familles, surtout si celles-ci ont des revenus moyens qui ne les font pas entrer dans les cases des familles aidées.

La règle jusqu’à présent

Jusqu’à maintenant, ces élèves excellents décrochaient également une bourse au mérite, comme une reconnaissance de leur travail et de leur potentiel pour aller plus haut.

Oui, mais ça, c’était avant, la France ayant décider d’augmenter confortablement les bourses sur critères sociaux, ne donnant plus aucune importance au mérite (c’est en tout cas le signal qu’elle envoie). Au jeu de l’égalité des chances, tout le monde ne peut pas gagner.

Des années fastes pour les meilleurs

Souvenez-vous : c’est Valérie Pécresse qui avait mis en place ce système pour motiver les lycéens les plus brillants à travailler encore plus pour passer de bon à excellent. La mention très bien, c’était l’assurance de pouvoir se passer d’un job complémentaire pendant ses études supérieurs, ou au moins d’avoir de quoi vivre et se concentrer sur l’obtention de son diplôme.

Ceux qui sont passer par là savent à quel point cela peut être usant de ne pas savoir comment boucler financièrement le mois quand on a des partiels à préparer.

Bon, 1800 euros par an, ce n’était pas non plus extraordinaire, mais 150 euros par mois, quand on a pas trop de sous, ça peut faire la différence. A vouloir l’égalité à tout prix, on en récolte un sentiment d’injustice, c’est paradoxal.

Les bacheliers se mobilisent

La jeunesse, quand on l’attaque, même symboliquement, ne reste pas longtemps sans réagir. Et ceux de 2014 qui ont bossé toute l’année comme des dingues pour leur mention et qui n’ont rien reçu ont l’impression de s’être fait floués, surtout que la décision a été prise dans leur dos, pendant les vacances d’été.

Seuls les meilleurs étudiants en licence et en masters continuent pour l’instant (mais jusqu’à quand) à percevoir la bourse au mérite, à condition d’être aussi éligible aux critères sociaux.

Leurs armes : les réseaux sociaux et les pétitions, avec le facebbok « touche pas à ma bourse ». Bon, ne jetons quand même pas totalement la pierre au gouvernement, qui vient de créer des nouvelles bourses de 1000 euros pour les classes moyennes et des allocations importantes pour les jeunes totalement autonomes.

La bourse au mérite pour le brevet

Difficile à croire tant c’est contradictoire : on peut aussi avoir une mention à son brevet des collèges. Rappelons le système : 12 c’est assez bien, jusqu’à 16 bien, et au dessus très bien.

Un excellent résultat sera donc la combinaison d’un contrôle continu brillant et d’un examen réussi. Les mentions B et TB donne le droit à une bourse de 800 euros pour les élèves boursiers qui vont au lycée et qui s’engagent à aller jusqu’au bac.

Y’a pas à dire, l’argent, ça donne envie de réviser… Mais au final, vos bons résultats, ils sont pour vous et pour personne d’autre. Un jour ou l’autre vous en récolterez les fruits, en France ou ailleurs dans le monde. A vous d’inventer votre vie. Bonne chance à tous.