Chômage et dépression: quelles solutions ?

Parfois il arrive que la perte de son emploi entraîne une grosse déprime. Mais la dépression suite à un licenciement n’est pas anodine, et remonter la pente, reprendre gout à la vie et au travail peut prendre beaucoup de temps. Si un arrêt maladie évitera de perdre des jours de chômage, il ne pourra rien contre la perte de confiance en soi et les problèmes psychologiques, qui entraineront à leur tour un problème de couple dans le pire des cas. Alors que faire ? Agir rapidement est important pour éviter une rupture totale avec son ancienne vie et tomber dans une crise dont on ne verra pas le bout.

Trouver un soutien psychologique gratuit

Ne pas sous-estimer la perte de son emploi. On a beau se dire que cela n’est pas grave, qu’on va rebondir, chaque jour qui passe sans travail peut pousser le chômeur vers la dépression. Le risque est de se sentir rejeter par la société, et d’avoir l’impression d’être un looser aux yeux de ses proches. Un canapé moelleux dans lequel on passerait ses journées n’arrangeant pas les choses…

Car un licenciement est un choc. C’est violent comme nouvelle, même si on s’y attendait. Le fait de voir son avenir contrarié est une spirale vers l’échec de sa vie. Certaines personnes supportent très mal cet état de fait, et on assiste parfois à des drames. Le suicide n’arrive pas qu’aux autres. Méfiance donc si vous vous retrouvez dans cette situation. Ce qu’il faut avant tout éviter, c’est la solitude du quotidien, celle qui nous enfonce encore un peu plus.

Comment lutter ?

Il y a beaucoup d’associations qui aident les chômeurs, non pas à retrouver du travail, même si c’est la finalité recherchée, mais à accepter ce fait passager dans leur carrière. Il faut faire avec, et ne pas hésiter à se confier à quelqu’un qui à l’habitude de cette situation là si on est en souffrance. Par exemple, l’association SNC compte en son sein des psychologues rompus à cela.

Une association qui peut aider les chômeurs en dépression

Les bénévoles de solidarité nouvelle face au chômage font de leur mieux pour accompagner les demandeurs d’emploi qui le souhaitent. C’est un suivi régulier qui est mis en place, à chacun de choisir sa fréquence. L’aide est gratuite. L’association est implantée à Paris mais aussi ailleurs en France (Nord, Lyon, Bretagne). Le téléphone : 01 42 47 13 41. C’est un soutien moral, et non financier. Ne vous trompez pas de porte.

Un atelier pour la gestion du stress

C’est une des principales activités organisée par l’association. On y apprend grâce à la sophrologie à ne pas se laisser gagner par le stress dans son quotidien. Cela permet d’aller mieux mais aussi de réussir ses entretiens d’embauches plus facilement, puisqu’on apprend à se détendre dans toutes les situations. Possibilité aussi d’y faire du théâtre ou d’y apprendre comment se mettre en valeur et retrouver l’estime de soi.

L’impact du chômage sur la dépression

Il y a deux périodes difficiles à différencier : celle qui arrive immédiatement après la perte de son travail (il faut gérer de ne pas avoir à se lever le matin ainsi que son inscription chez Pôle Emploi), et celle qui arrive après quelques mois, quand le soufflet de la recherche d’un nouveau job est un peu retombé et où les horizons semblent bouchés. On se dit alors qu’on ne va jamais réussir à retrouver du boulot.

Pour ne pas sombrer, il y a la solution de faire une formation pour chômeur en attendant de retrouver le feu sacré et de se lancer à nouveau, requinqué, dans l’arène. On peut aussi prendre un petit job avant de retrouver des jours meilleurs, comme devenir testeur de produits rémunérés par exemple.

Enfin, pourquoi ne pas penser prendre la place de celui qui évalue votre recherche d’emploi chaque moi. Devenir conseiller Pole Emploi c’est aider ceux et celles qui sont dans sa situation.

La société ne fait pas de cadeaux

Car elle juge. Qui n’est pas allé dans un diner où au bout de 3 minutes on lui demande ce qu’il fait dans la vie ? Personne. Quant à dire qu’on est chômeur entre l’entrée et le sauté de veau, bon courage. Et encore, on ne parle même pas ici des conséquences financières de ne plus toucher son salaire et de sueurs froides qui vont avec.

La peur du lendemain contribue à fragiliser le tout nouveau demandeur d’emploi, et cela va s’accentuer à chaque jour qui passe sans retrouver un poste. C’est la raison pour laquelle on retrouve de nombreux dépressifs chez les chômeurs. Avec les profs, ce sont les deux catégories socio-professionnelles les plus touchées.

Si vous devez consulté, mais que vous avez les poches vides, ce qui est aisé à comprendre, rendez-vous dans le contre médico social le plus proche de chez vous. Des consultations gratuites avec un psy y sont organisées et peuvent vous sauver la mise.

Le chômage augmente les risques de dépression

C’est un fait avéré. Car comme le dit l’adage populaire, le travail c’est la santé. Mais ne rien faire, ce n’est pas la conserver, loin de là. Les risques de tomber malade après la perte de son emploi sont réels. Car ne plus avoir de boulot, c’est perdre ses repères, son quotidien, ses collègues, les pauses machine à café, le train train quotidien.

C’est devoir se remettre en question, affronter l’avenir, laisser ses certitudes aux vestiaires. Peut-être qu’il faudra changer de voie pour retrouver du travail, repartir de zéro, réapprendre un nouveau métier… Quand on est un peu faible psychologiquement, ça peut faire peur et paraitre insurmontable.

Heureusement, la dépression commence à être reconnue comme une maladie à part entière dans notre société, et on connait à peu près tous quelqu’un qui en souffre. Car peu de personnes profitent de se faire virer pour prendre un nouveau départ dans la vie. C’est pourtant comme cela qu’il faudrait le prendre pour ne pas devenir dépressif.

Le bon comportement à adapter

Dites vous qu’il n’y a pas que le travail dans la vie, que celui-ci n’est qu’un outil pour vois aider à accéder au bonheur. Rappelez vous ces heures d’ennuis passées au boulot. Vos nouveaux loisirs, rendus possibles par un peu plus de temps libre vont vous changer la vie. Vous allez devoir vous servir de ce fait de vie comme une arme pour vous lancer dans quelque chose qui vous passionne réellement.

Si vous envoyez des candidatures par centaines, ne sombrez pas quand vous recevez une réponse négative. Ciblez plutôt les postes qui vous intéressent réellement, et une fois votre candidature spontanée envoyée, relancez le destinataire par téléphone.

Le chômage : un grand danger pour le couple

Les familles sont forcément impactées quant un de ses membres se retrouve au chômage. Et cela peut même déboucher sur un divorce. L’impact sur le couple doit donc être pris très au sérieux.

La rupture conjugale serait la cerise sur le gâteau et accentuerait les risques de dépression. Pour l’éviter au maximum, ne cachez rien à votre moitié de votre nouvelle situation. La perte d’un emploi est quelque chose qui doit se traverser à deux. Rappelez vous : c’était pour le meilleur et pour le pire.

Il n’y a pas que le travail dans la vie, et entre nous, cela ne mérite pas de se mettre dans des états pareils. Respirez, faites calmement le point, et parlez-en autour de vous. Les choses devraient s’arranger.