[2018] Comment Bénéficier Des Restos du Coeur?

S’agissant des Restos du Coeur, il y a des règles à connaitre :

  • Comment s’inscrire ?
  • Quelle est la date d’ouverture ?
  • Comment se passe la distribution de repas ?
  • L’aide alimentaire est-elle soumise à un plafond de ressources ?
  • À suivre, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les restos sans jamais avoir osé le demander. Et en bonus, toute l’aide alimentaire qu’il est possible de trouver grâce aux autres associations.

    Qui a droit aux Restos du Coeur ?

    Les articles qui parlent de ce sujet là sur le net sont très populaires : voir notre dossier sur le micro crédit social des restos du coeur.

    C’est un signe des temps, même s’il semble difficile de s’en réjouir. Les gens qui n’arrivent pas à se nourrir correctement sans une aide extérieure sont hélas de plus en plus nombreux. Car même quand on gagne un peu d’argent, on en dépense beaucoup plus.


    Attention

    Si tout le monde n’a pas accès aux repas et à l’épicerie sociale, c’est qu’il y a des raisons. La machine ne tourne qu’avec la bonne volonté des bénévoles et les dons des uns et des autres. Forcément, cela pose des limites. Il est logique que les plus pauvres soient favorisés pour remplir le caddie.

    L’inscription

    C’est avec elle que tout va commencer. Si vous êtes dans le besoin, vous pouvez y aller les yeux fermés, on ne vous fermera pas la porte au nez. L’aide pour manger va surtout prendre la forme d’une épicerie sociale pour tous les bénéficiaires. Il n’y a pas de date spécifique pour la faire.

    Bien sur, il y a quand même une procédure à respecter pour que le système fonctionne, et l’ancienneté des Restos est là pour prouver que ça marche. On vous demandera ainsi d’être ne mesure de justifier de votre situation. Si vous êtes au RSA, cela ne devrait pas poser de problèmes.

    Les barèmes

    Vous vous demandez combien vous devez gagner pour avoir le droit de vous faire aider, et c’est bien normal. D’abord, dites vous bien une chose : il n’y a pas de barème établi. Chaque situation est unique, et la votre sera étudiée avec soin lors de votre inscription.

    Rappel : l’inscription pour les Restos du Coeur démarre 2 semaines avant la campagne d’hiver.

    Une seule condition à respecter : avoir des revenus modestes

    Alors qu’est-ce que cela signifie ? Et bien d’avoir peu de revenus : RSA, sans emploi, allocations CAF… Mais même les travailleurs pauvres sont éligibles ! Nourrir une famille de 3 enfants avec un SMIC, c’est aussi difficile, voire plus, que de vivre seul avec un RSA.

    Vous avez le droit de traverser des difficultés. N’ayez pas honte de cela. Allez chercher la main tendue des restos. Elle est faite pour vous.


    La prise en compte de vos charges

    Gagner peu n’est pas la seule chose qui sera prise en compte par les bénévoles. Si vous avez des charges importantes, elles seront aussi étudiées, surtout si elles sont incompressibles. Par exemple, si avoir beaucoup de crédits en cours est un facteur aggravant pour la banque, cela va plutôt dans le bon sens pour avoir le droit aux Restos.

    Vos revenus ont beaucoup baissé ?

    C’est un autre cas de figure qui peut se poser. Vos fiches de salaires disent que vous gagnez bien votre vie mais la réalité est tout autre : par exemple, vous venez de vous faire licencier et vos revenus ont chuté d’un coup.

    Pas de panique : ce bouleversement sera pris en compte. Il n’y a pas que des cas sociaux chez les bénéficiaires ! Les profils :

    • Des gens vivant seuls
    • Des personnes arrivant d’un autre pays, avec ou sans papiers
    • Des familles avec plusieurs enfants
    • Des + de 65 ans
    • Des travailleurs qui ne gagnent pas assez pour vivre
    • Des qui touchent le RSA
    • Des divorcés
    • Des veuves
    • Des jeunes qui vont encore à l’école…

    Les documents à fournir

    C’est un passage pas toujours agréable, mais il faut bien faire les choses correctement. Les bénévoles ne peuvent vous croire sur parole, il faut quand même pouvoir attester de votre situation compliquée par des justificatifs.

    Les papiers à fournir peuvent par exemple être :

    les trois derniers bulletins de salaire,

    • une feuille d’imposition ou de non imposition,
    • une quittance de loyer (ou un certificat d’hébergement si vous êtes hébergé).
    • ou un justificatif de pôle emploi.
    • L’attestation de divorce si vous venez de vous séparer.
    • La notification de vos droits CAF.
    • Votre pièce d’identité avec titre de séjour.
    • La carte de sécurité sociale.
    • Le livret de famille si vous en avez un.

    Pour celles qui ont des enfants, pensez à venir avec un certificat de scolarité pour chacun d’entre eux. Il se peut qu’on vous demande aussi les carnets de santé.

    Pensez à apporter les originaux avec vous.


    Heureux qui comme un bénéficiaire a vu son dossier accepté

    La paperasse peut prendre un peu de temps. Il faut s’y préparer. Mais qu’est-ce que 2 semaines pour pouvoir de bénéficier de repas gratuits pendant la moitié de l’année ? La meilleure façon de ne pas se laisser piéger par le temps qui passe, c’est de s’y prendre à l’avance, avant que la période de distribution ne commence.

    Si vous avez de tous petits revenus ou pas de revenus du tout, l’association vous acceptera dans sa grande famille, sans entrer dans les détails. Toutes les tranches d’âges sont concernées à condition de ne pas dépasser le barème de revenus en vigueur au moment de l’inscription. Toutefois tout n’est pas figé et des exceptions, si elles l’exigent, peuvent être acceptées.

    À SUIVRE : OÙ TROUVER UNE AIDE ALIMENTAIRE AILLEURS QU’AUX RESTOS DU COEUR ?

    Quelles conditions pour avoir un colis alimentaire de sa Mairie ?

    Pleins de petites mairies en France font de la distribution de colis alimentaires, pas seulement dans les grandes villes. La distribution de colis alimentaire n’est donc plus le seul apanage des Restos du Coeur. Les initiatives fleurissent un peu partout, et c’est une bonne chose pour ceux qui ont faim et qui sont financièrement dans la panade (ce qui peut nous arriver à tous un jour).

    Vous êtes parisien ? Tout savoir sur l’aide financière de la mairie de Paris.

    Ainsi, la plupart des mairies ont pris l’habitude de distribuer un colis à Noël pour apporter un peu de réconfort dans les chaumières. C’est généralement gérer par le Centre Communal d’Action Sociale de sa commune, avec souvent la participation des commerçants ou des grands centres commerciaux de la ville.

    Cette distribution d’aide alimentaire se fait là encore sur des critères sociaux, ou d’âge. Les renseignements, eux, se prennent dans la mairie. Et si votre ville est assez riche, peut-être même qu’elle fait partie de celles qui doublent la mise à Pâques.

    Comment bénéficier de l’aide alimentaire du Secours Populaire ou de la croix Rouge ?

    L’aide alimentaire est devenu un grand combat au quotidien pour les restos du coeur mais aussi pour beaucoup d’autres associations. Si vous voulez devenir bénévole, sachez aussi que la Croix Rouge recrute.

    L’exemple du Secours Populaire du Mans

    L’association est connue sur tout le territoire pour soutenir ceux qui en ont besoin. C’est un soutien matériel, financier mais aussi alimentaire. Le mieux pour un premier contact avec le secours populaire au Mans est de prendre rendez-vous avant de vous déplacer.

    Les justificatifs demandés sont : justifications des charges et des ressources (avis d’imposition, avis CAF, quittance de loyer, facture EDF…).

    Ceci peut vous intéresser

    Manger bien, ça s’apprend. Si le grignotage vous tente, voici ce que vous allez ingurgiter comme calories :

    De quoi se compose l’aide alimentaire ?

    Ce sont des colis à venir chercher à l’espace solidarité. Seules les familles qui auront été considérées comme prioritaires seront acceptées. Attention : les moyens de l’association n’étant pas infinis, la distribution est limitée à 50 familles. Si elles sont plus nombreuses à se présenter, elles seront départagées par un tirage au sort.

    En cas d’urgence, possibilité de monter le dossier et d’en bénéficier dans la foulée à condition d’avoir avec soi tous les justificatifs. Une autre cession a lieu le soir le mercredi pour les personnes qui travaillent ou qui étudient.

    Bon à savoir : même symbolique, une participation est demandée pour chaque membre de la famille bénéficiaire. Par exemple, pour un couple avec 2 enfants, il faudra s’acquitter de 3 euros.

    L’exemple du Secours Populaire à Paris

    On change de ville, mais les besoins sont les mêmes. La solidarité n’est pas géo-localisée et les manques sont criants d’une ville à l’autre. Ainsi, à Paris, ceux qui n’ont pas assez d’argent ont besoin de nourriture mais aussi de produits d’hygiène et de couches pour les bébés.

    Pour répondre à la forte demande, le Secours Populaire parisien a mis en place un libre service solidaire dans 7 points de la capitale, permettant à 5000 familles aux ressources modestes d’en profiter. Le principe : on fait ses courses parmi les articles proposés sur les rayons, et on en profite pour discuter avec les bénévoles et les autres familles.

    Ce système nécessite des collectes alimentaires fréquentes, et il y a fort à parier que vous croiserez un jour les bénévoles dans votre supermarché. L’Europe n’est pas en reste et soutient aussi l’association.

    La Croix Rouge aussi lutte contre la précarité partout en France

    Car il n’y a pas que les chômeurs, les SDF, les retraités et les étudiants qui sont touchés contrairement à une idée préconçue. Le pays est plein de travailleurs pauvres, qu’on se le dise, surtout dans les grandes villes où se loger engloutit une bonne partie de la paye. Et puis, un accident de la vie est vite arrivé, et il faut repartir de rien.

    Cette main tendue de la Croix Rouge passe par la distribution alimentaire, d’une façon un peu différente de l’action des restos du coeur. L’association insiste sur la notion de repas équilibrée, c’est tout à son honneur.

    Les épiceries sociales de la Croix Rouge

    Il y en a 80 sur toute la France, qui vivent grâce au travail des bénévoles notamment. Le principe : pouvoir continuer à faire ses courses même quand on n’a pas de carte bleue pour payer à la caisse. On reste ainsi un être humain comme les autres, et c’est important pour la dignité. Cela passe par le paiement d’un prix modique à la caisse, 10% de la valeur des marchandises.

    Ce coup de pouce n’est pas fait pour durer, mais pour répondre à une passe difficile dans la vie. Il peut s’accompagner de chèques d’accompagnement personnalisé de 6 euros (CAP, mais rien à voir avec le diplôme) qui vont permettre de se rendre dans les magasins partenaires et d’acheter avec ce qui manque, notamment des fruits et des légumes, et des produits pour l’hygiène.

    Les épiceries sociales et les banques alimentaires en France

    Vous l’aurez compris : il y a toute une frange de la population qui malheureusement ne peut plus s’en passer. L’épicerie sociale fait donc maintenant partie du quotidien de centaines de milliers de français. Ceux qui en bénéficient déjà le savent : c’est de faire le premier pas qui est le plus difficile.

    Et puis, reste à savoir si on est éligible au dispositif. Cela passe d’abord et avant tout par ses revenus, puis par sa situation familiale et sociale. Tout le monde ne peut pas demander cette aide.

    Le mieux, pour connaitre ses droits, c’est d’aller voir une assistante sociale qui fera le relai avec un organisme proche de chez vous. Elle vous aidera à monter votre dossier et à réunir les pièces justificatives qui ne manqueront pas de vous être demandées pour justifier de vos émoluments.

    La banque alimentaire : elle n’a rien d’une banque

    La banque alimentaire, c’est un véritable réseau qui gère à peu près 400 points d’aide partout sur le territoire. Elle doit gérer un nombre croissant d’épiceries sociales qui viennent lui demander de l’aide pour faire face à l’affluence qu’elle rencontrent au quotidien.

    C’est une commission qui décide si oui ou non aide il y aura, de quel montant et à quelle fréquence. Si elle dit oui, le bénéficiaire aura le droit à une carte avec un certain montant pour une durée d’un ou de deux trimestre au plus.

    Comment ça marche ?

    Ce sésame servira à aller faire ses courses dans une épicerie sociale partenaire et à choisir ses denrées parmi celles qui sont à sa disposition pour le montant crédité à chaque passage. Cette aide permet d’acheter des conserves, de la viande, des légumes : bref tout ce qu’on trouve dans un supermarché « normal ».

    Quoi Acheter : exemple d’une liste de courses

    Par contre, il vous faudra payer un peu de votre poche, 1/10ème de la valeur de tous les produits, au prix que vous pouvez les payer dans votre Carrefour ou dans votre Leclerc. Ce sont les CCAS qui sont les mieux placés pour vous renseigner. Il y a forcément un Centre Communal d’Action Sociale dans votre ville.

    L’interaction avec les épiceries sociales

    Ce sont les banques alimentaires qui fournissent le gros des besoins. Sans elles, les associations pourraient difficilement tenir. Elles travaillent d’ailleurs main dans la main, pour fournir un service au plus près des besoins.

    Une épicerie solidaire ne peut vivre sans l’aide des grosses structures. Ainsi, il faut d’abord un local, et c’est souvent là où la mairie intervient pour faciliter les choses. Quand on n’a pas de loyer à payer, les choses avancent plus vite et on a plus de temps à accorder aux bénéficiaires.

    Que peut-on trouver dans une épicerie solidaire ?

    En principe, il y a tous ce qu’on trouve dans les rayons des magasins :

    • Des fruits et des légumes
    • Des produits laitiers : yaourt, fromage…
    • De la viande
    • Des conserves…

    Mais on n’y trouve pas que des produits à mettre dans son panier. On y rencontre aussi une écoute, qui peut être salutaire, de la part des bénévoles.

    Ce qu’on vient y chercher, c’est donc aussi de la chaleur humaine, et pourquoi pas, quelques recettes de cuisine… L’important étant de ne pas se sentir seulement comme une personne assistée par le système. Si vous cherchez à ouvrir une épicerie sociale, il faut réussir à valoriser les gens qui vont venir vous voir.

    Les Restos du Coeur restent l’association numéro 1 quand on a faim. Mais elle n’est pas seul. D’autres structures permettent d’avoir un bon repas chaud ou de faire ses courses pour pas trop cher. Si vous avez des difficultés, ne restez pas seul face à l’adversité.

    D’autres associations peuvent aussi vous aider sur d’autres sujets :

    • L’ADIE : pour la création d’entreprise quand on est chômeur.
    • L’AFUB : contre les abus des banques.