Crédit pour chômeur en Belgique : le prêt Lancement pour les demandeurs d’emploi


Quel que soit le pays où l’on est au chômage, un prêt pour demandeur d’emploi reste une question essentielle. L’accès au crédit pour celui qui n’a plus de travail est souvent bouché. Ainsi, emprunter de l’argent en Belgique lorsqu’il s’agit d’un financement pour chômeur est souvent vain, même lorsqu’il s’agit de faire un crédit pour une voiture en étant demandeur d’emploi. Alors, comment obtenir un crédit en Belgique quand on est chômeur ?

 

Faire une demande de prêt en étant au chômage


Les chômeurs en Belgique ont la possibilité de ne plus être demandeur d’emploi et de créer leur entreprise avec un super crédit, appelé le prêt lancement. Etre allocataire social n’est dont plus une fatalité, puisque l’occasion lui est donné de s’installer à son compte, en profitant d’une aide économique le permettant.

La lutte contre le chômage passe aussi par permettre à un futur professionnel d’avoir assez de fonds propres pour démarrer.

 

Le montant du prêt lancement

Un prêt de 30 000 euros pour un allocataire social, difficile de faire mieux, même en France. La durée de remboursement va varier selon le projet professionnel mis en œuvre, et peut s’étaler sur 10 ans. Contrairement à un prêt classique, qui requiert souvent des justificatifs de revenus importants, il n’y aura pas de garanties demandées lors de la souscription de l’emprunt. Le taux d’intérêt, lui, ne va pas bougé pendant toute la durée du prêt, et sera fixé à 4%. Le taux est bas, si l’on compare les crédits classiques au prêt lancement.

Pour un chômeur indemnisé, devenir entrepreneur ne veut pas dire renoncer à ses droits d’allocations chômage. Ce dernier les conserve pendant le lancement de son activité, et peut les récupérer si les affaires ne fonctionnent pas comme prévu. Par contre, le prêt pour allocataire social  devra être remboursé, quel que soit l’avenir de l’entreprise en question.

Comment avoir le droit à un prêt lancement en Belgique

Il fallait bien s’en douter, il faut remplir certaines conditions pour pouvoir faire un prêt spécial chômeur qui veut créer son propre emploi. Pour commencer, il faut être demandeur d’emploi en Belgique. Un français au chômage ne pourra solliciter cette aide. La seule façon pour lui sera d’être inscrit sur la liste des belges qui recherchent du travail (et donc pour cela avoir travaillé en Belgique).


Les conditions

Il faut être un chômeur indemnisé, et ne pas travaillé depuis au moins 3 mois (ce qui est, hélas, le lot de plus en plus de personnes inscrites au chômage, la durée pour retrouver un emploi s’allongeant de plus en plus).

Ensuite, il faut vouloir créer son entreprise. Cela peut-être fait seul, ou à plusieurs, l’association étant permise dans le cadre d’un prêt de lancement. D’ailleurs, nous recommandons de ne pas se lancer seul dans la création d’entreprise, le processus étant long et parfois décourageant. Mieux vaut être au moins deux pour lancer une affaire, l’expérience de l’un profitant toujours à l’autre. Avoir des notions de gestion sera un gros plus pour avoir le prêt, les membres de la commission d’attribution étant sensibles à l’aspect comptable d’un projet pro.

Enfin, pour lancer sa boîte en Belgique et financer son fonds de roulement avec le prêt lancement, il faut apporter personnellement en plus un quart de la somme empruntée. Cela va gonfler l’enveloppe, mais aussi prouver l’investissement du candidat dans son projet.

Où demander un prêt lancement ?

Il va falloir commencer par remplir un formulaire de demande, première étape pour obtenir le précieux sésame. Nous recommandons d’avoir déjà un projet bien avancé avant de faire la demande, pour avoir le maximum de chances pour se faire aider, les aides pour un demandeur d’emploi n’étant pas si nombreuses que cela.

Un chômeur qui veut lancer son entreprise peut s’adresser au fonds de participation, via ce qui est appelé le guichet starter. Autre possibilité, se rapprocher de sa structure d’accompagnement chômage (où il est aussi possible d’avoir des renseignements complémentaires).

En savoir plus sur le prêt lancement


Lorsqu’il s’agit de se faire prêter de l’argent quand on est au chômage en Belgique, il y a forcément des interrogations auxquelles il est difficile de répondre en quelques lignes. Parmi elles notamment :

L’entreprise qu’il est possible de créer

Sont exclues de l’aide les entreprises agricoles, mais aussi celles du transport et de l’export (sauf celles qui créé de la valeur ajoutée en Belgique). D’autres aides existent, notamment pour les agriculteurs qui recherchent des financements.

Le dossier du prêt lancement

Il faut savoir que le dépôt d’un dossier de prêt quand on est demandeur d’emploi n’est pas payant. La gratuité de la démarche est fondamentale, surtout pour les chômeurs qui ont de petits revenus. Pour ceux qui sont pressés, la commission traite les dossiers dans l’ordre d’arrivée, donc patience, même si l’urgence se fait souvent ressentir lorsqu’il s’agit de création d’entreprise.

aide belge

Pour être certain d’obtenir un prêt lancement, mieux vaut correspondre aux attentes de la commission, à savoir d’abord celle d’avoir la capacité financière de rembourser si les choses tournent mal. Il ne faut pas oublier ici qu’il s’agit d’un crédit, et non pas d’une subvention pour chômeur.

Sur l’argent prêté au créateur

L’entrepreneur, qui va passer du statut de chômeur à celui de chef d’entreprise va directement toucher le prêt lancement. L’argent sera versé sur son compte bancaire, charge à lui de le rembourser personnellement. La qualité de l’entreprise à venir va aussi être étudiée, ainsi que ses chances de succès et de réussite. Les sociétés qui déposent le bilan avant la date des trois premières années fatidiques sont nombreuses. Il faut donc éviter les défaillances, dans la mesure du possible.

Etre jeune et vouloir devenir indépendant


Les jeunes chômeurs qui veulent créer leur activité sont spécialement aidés par les dispositifs de crédit en place.

Pour un chômeur de moins de 30 ans

La première condition est de ne pas dépasser l’âge fatidique, de la même façon que les nombreux tarifs spéciaux qui s’arrêtent à cette période. Difficile de ne pas se dire qu’il ne faut pas vieillir…

Une structure d’appui va accompagner le jeune allocataire social dans son projet de création d’entreprise, à partir du moment ou ce dernier est inoccupé depuis au moins 3 mois. L’aide à la création est importante, puisqu’il va s’agir de définir le projet professionnel, de lancer une étude de concurrence ainsi qu’une étude de marché pour voir si le projet est viable dans un premier temps. Ensuite, le montage financier va prendre toute son importance, avec la création d’un business plan qui va intégrer les trois premières années de trésorerie, ainsi que l’argent qui va entrer et sortir des caisses. Le besoin en financement de départ va ainsi pouvoir être consolidé.

Mais le suivi ne va s’arrêter avec la création d’entreprise. On sait en effet, par expérience, que les premiers mois sont cruciaux pour les jeunes créateurs. C’est pourquoi l’accompagnement va se prolonger pendant les 18 mois qui vont suivre le démarrage d’activité, à conditions de répondre aux exigences du plan jeune indépendant.

La grande force de ce suivi pour jeunes chômeurs, c’est que toute la préparation du projet pro va être défrayé. Ainsi, 375 euros par mois seront versés pendant la préparation du projet, somme qui peut être cumulable avec l’allocation d’attente.

Financer son projet

Ensuite, le projet d’entreprise va être examiné devant une commission chargée d’attribuer les prêts de lancement, de la même façon qu’elle le ferait pour un chômeur de plus de 30 ans. Avoir été accompagné pendant quelques mois permet de présenter des dossiers viables, si le travail a été bien fait.

Mais le financement ne serait être complet sans avoir les moyens de subsister, en particulier pendant les premiers mois d’installation. Quand on est jeune, on n’a bien souvent que très peu d’argent de côté. C’est pour cela qu’une tranche de subsistance peut-être versée, dans la limite de 4500 euros, et faire parti du financement global. Cette somme ne sera pas sujette à générer des intérêts.

En définitive, la Belgique est très active pour permettre à ses chômeurs de retrouver un emploi, et de créer leur propre activité. La somme de 30 000 euros est importante, et permet d’amorcer bien des projets, mêmes ceux d’une certaine envergure. Toutefois, rappelons que ce prêt n’est pas consenti à l’entreprise, mais directement au demandeur d’emploi, qui sera donc tenu de le rembourser. Pour ceux qui connaissent le système français, c’est un peu l’équivalent du prêt de Paris Initiative Entreprise, qui va aider au montage du dossier de création, avant de prêter une somme directement au futur chef d’entreprise.

Pour les personnes qui sont au chômage en France et qui sont à la recherche d’un financement, certaines aides existent. Nous vous proposons la lecture des articles suivants, plus généralistes, mais donnant des pistes pour les demandeurs d’emploi qui veulent faire un crédit en France, pour lancer leur activité ou simplement à cause d’un besoin urgent d’argent.