Obtenir une aide financière pour une formation pour un chômeur : les organismes pour trouver un financement en étant demandeur d’emploi et RSA

Etre sans emploi n’est pas une fatalité. Qu’il s’agisse de faire une formation pour trouver du travail ou d’opter pour une reconversion, il est possible de trouver une aide financière pour les bénéficiaires du RSA qui souhaitent trouver une formation financée par Pôle Emploi. Si l’obtention d’une aide financière est soumise à conditions, elle permet par exemple de pouvoir changer d’emploi, et de se réinsérer économiquement et socialement.

 

L’aide financière pour les chômeurs


Comment trouver un financement pour une formation quand on est chômeur ? Qu’il s’agisse d’une formation pour chômeur de longue durée, ou d’aides pour les chômeurs qui veulent créer une entreprise, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Pôle Emploi, l’état, mais aussi les Assedics sont autant g’organismes qui peuvent intervenir financièrement pour aider un demandeur d’emploi à se sortir de sa situation. Reste à trouver les clés pour ouvrir les portes.

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Faire une formation au chômage

L’aide au financement d’une formation pour un demandeur d’emploi ne va pas toujours de soi. Il faut avoir un projet de formation, avec dans l’idée de déboucher sur un emploi, et réussir à convaincre son référent, qui interagira pour lancer le dispositif d’aide financière. Pour y parvenir, il y a des procédures à respecter, l’argent public ne se dépensant pas n’importe comment. Il faut savoir que chaque organisme d’aide a ses critères d’attribution, ce qui rend parfois la chose encore un peu plus compliquée. Qu’il s’agisse d’un retour à l’emploi ou d’une aide à plus de qualification, comment faire financer sa formation pour retrouver un emploi ?

 

Se faire payer une formation par un organisme qui aide les demandeurs d’emploi et les personnes au RSA


On ne sait pas toujours comment faire, ni à qui s’adresser. Nous avons listé ici les aides principales, à chacun de venir y piocher en fonction de ses besoins et de sa situation.

Le projet personnalisé d’accès à l’emploi

Il s’agit du fameux PPAE. C’est le rendez-vous avec son conseiller Pôle Emploi qui va permettre de faire le point sur son projet professionnel, et éventuellement de mettre en place des actions de formation pour y arriver. Le but restant avant tout de retrouver du travail le plus rapidement possible, mais dans des conditions acceptables. Si le besoin de se former est validé, le conseiller Pôle Emploi proposera rapidement à la personne au chômage des solutions, qu’il s’agisse d’un bilan de compté tance ou d’une formation adoptée. Reste à la financer, ce qui n’est pas toujours simple.

 

L’aide à l’embauche des entreprises

Lorsqu’une société recrute un demandeur d’emploi indemnisé, il se peut que ce dernier manque de compétences par rapport au poste proposé. La possibilité est alors offerte à l’entreprise de mettre en place une action de formation préalable à l’embauche (AFPE). Il faudra qu’un contrat de travail en débouche, sans obligatoirement être un CDI.

Si c’est l’entreprise qui fixe le plan de formation, la prise en charge financière de l’AFPE sera réalisée par l’Assedic. Sa participation couvrira le coût de la formation, mais pas seulement. En effet, un demandeur d’emploi indemnisé qui en bénéficie pourra aussi se voir rembourser les frais qui en découlent, comme l’hébergement, le transport et les frais de repas. Pendant le temps de la formation, le stagiaire continuera à toucher ses droits Assedic, à condition qu’il lui en reste. C’est le conseiller Pôle Emploi qui se chargera d’en gérer les modalités.

Obtenir une formation conventionnée

L’Assedic pourra également prendre en charge toute formation qui fait évoluer le candidat dans sa recherche d’emploi. Certains métiers restent plus privilégier que d’autres, en raison notamment des offres de poste disponibles. Encore une fois, c’est à son bureau pôle emploi qu’il est possible de prendre tous les renseignements nécessaires pour cela.

bénéficier d'aides pour se former

Pour celui qui bénéficie de l’ARE, la période de formation est rémunérée de la même façon. Ainsi, si je touche 1500 euros au chômage, je continuerai à toucher la même somme. Si les droits d’être indemnisé s’arrêtent en cours de formation, il reste possible de faire une demande d’une allocation de fin de formation, afin de pouvoir la terminer dans de bonnes conditions.

Pour les budgets serrés, sachez qu’il est possible également de se faire rembourser les frais de transport, même si le montant est forfaitaire, ainsi que les frais de repas, et éventuellement les frais d’hébergement (on laisse tomber les 4 étoiles, et on se contente de 30 euros par nuit). Au niveau administratif, la demande de prise en charge devra être envoyée à Pôle Emploi, une fois l’attestation d’inscription validée par l’organisme.

La validation des acquis de l’expérience

Aller à l’école n’est pas la seule façon d’obtenir un diplôme. Il existe en France un processus appelé la validation des acquis de l’expérience (VAE), qui permet de faire jouer son passé professionnel et la qualification qui en découle. Reste à la faire valider, par le biais d’un examen. Certains frais peuvent alors entrer en jeu, comme des frais d’inscription, et de formation. Pour la prise en charge, se rapprocher de son conseiller Pôle Emploi.

L’association pour la formation professionnelle des adultes

L’afpa a pour mission d’orienter les demandeurs d’emploi, mais aussi d’assurer la formation professionnelle des chômeurs (entre autres). Cette association met en place des formations dans tous les secteurs d’activité, en partenariat avec pôle emploi. Bon à savoir, l’AFPA n’intervient pas que pour les personnes qui sont au chômage, mais aussi pour les salariés.

Les offres de formation du conseil régional

La région ne laisse pas tomber ses demandeurs d’emplois, bien au contraire. Des offres de stage sont régulièrement proposées aux chômeurs, ainsi que des aides financières pour prendre en charge ce que peut coûter une formation. Tout dépendra de son niveau de compétence et de ses besoins. Pour les jeunes de moins de 26 ans, des dispositifs sont mis en place pour apporter une aide à l’insertion dans la vie professionnelle. Ils permettent d’acquérir une première expérience, et ainsi de ne pas arriver avec un CV « blanc » lors de son premier entretien d’embauche.

Pour ceux qui n’ont pas d’aides de la région : l’aide individuelle à la formation (AIF)

réussir sa formation

La première condition reste d’avoir fait la preuve de son besoin à être formé, et de l’avoir apportée à Pôle Emploi, notamment lors de son premier entretien (pas de temps à perdre). L’aide individuelle à la formation ne sera accordée que si la région a dit non, et que les autres financements et prises en charges ne couvrent pas les frais pédagogiques, ou la totalité de la formation dans le temps.

Les autres possibilités de l’AIF

L’aide individuelle à la formation vient agir là où les autres aides s’arrêtent. Ainsi, dans certaines situations, on peut avoir besoin d’un coup de pouce, pour aller au bout de son projet, ou de son cursus en cours. L’AIF permet ainsi à celui qui vient de réussir un concours de pouvoir se former (jusqu’à 3 ans). Il faut tout de même, pour en bénéficier, avoir 6 mois d’ancienneté comme demandeur d’emploi.

Pour les artisans qui veulent s’installer : reprendre une entreprise artisanale, ou créer une nouvelle activité impose de suivre un stage de gestion avant son inscription au répertoire des métiers. Ce stage évitera des grossières erreurs préjudiciables à la gestion de l’activité. Ce stage à un coût (hélas) mais l’aide individuelle à la formation peut apporter son aide, dans la limite de 187,50 euros.

Le droit individuel à la formation : a l’heure où les licenciements s’enchaînent, on parle de plus en plus du DIF. Il n’est pas incompatible de cumuler son droit individuel à la formation avec l’AIF. Les frais d’une formation sont souvent importants, et l’AIF ne peut dépasser les 1500 euros. Le fait de les cumuler augmente la somme disponible pour voir le coût de sa formation pris en charge. Vous ne toucherez pas l’aide directement. C’est l’organisme de formation qui recevra.

Pour aller plus loin : aide Pöle Emploi et indemnisation pour les créateurs d’entreprise


Créer son entreprise quand on est demandeur d’emploi, c’est la possibilité d’obtenir des aides et des subventions, poussant d’ailleurs certains créateurs à passer par la case chômage avant de se lancer dans le grand bain de l’entreprenariat.

Ainsi, quand on touche des allocations de la part des Assedics, en bénéficiant de l’ARE, on peut perçevoir une certaine somme d’argent ou continuer à toucher ses allocations pendant les premiers mois de la création. Concrètement, il faut faire les choses dans l’ordre, et commencer par demander l’ACCRE, qui est une exonération partielle de charges sociales. Puis, RDV avec son conseiller pôle emploi, avec explication en détail de son projet d’entreprise.

subvention formation

Le montant de l’aide va dépendre de ce qu’on touchai en étant au chômage. Le calcul est fait de la manière suivante : on prend la somme totale des droits restants, et elle est divisée par deux. Ensuite, on bénéficie de cette somme d’argent en deux versements : moitié à la création, le solde six mois plus tard. Pour celui qui choisit le maintien partiel de ses allocations, le calcul est un peu plus compliqué et basé sur un montant forfaitaire, avec une régularisation en fin d’exercice. Le maintient partiel des allocations ne peut pas dépasser 15 mois.

Formation et chômage : le cheval de bataille des politiques


Force est de constater qu’on ne laissera jamais un chômeur tranquille, et cela dans son intérêt. En effet, de plus en plus souvent, tout est fait pour proposer le plus rapidement possible une formation à un chômeur, afin de ne pas laisser s’installer une situation qui lui sera forcément rapidement défavorable.

Après la perte d’un emploi, l’objectif fixé par le gouvernement actuel est le suivant : une formation dans les 2 mois. Pour les personnes au RSA, faire une formation rémunérée en restant au RSA est possible.

Les moyens mis en œuvre au service des demandeurs d’emploi, et notamment de leur formation ne vont cesser de croître, c’est une des pistes pour lutter contre le chômage. L’idéal serait d’avoir la possibilité de s’y mettre, pour un perfectionnement ou un reclassement dans un délai de 6 mois, le temps pour le demandeur d’emploi d’avoir les retours de sa recherche d’emploi active. En cas de chou blanc, la formation s’impose. Pour cela, la région devrait avoir de plus en plus de pouvoir et d’initiative sur le sujet, et prendre la tête de la formation de ses chômeurs.

Formation et RSA


Etre bénéficiaire du RSA, c’est gagner à peine de quoi vivre. Pour améliorer ses chances de retrouver un emploi, la formation se pose comme une solution pour sortir de la précarité. Toucher le RSA, c’est avoir le droit à des accompagnements financiers importants pour pouvoir se former dans de bonnes conditions, et multiplier ses chances de retrouver du travail, même après une longue période de chômage.

Les titulaires du RSA peuvent donc se tourner vers les allocations familiales, les aides de la CAF, mais aussi les aides du département, les subventions de la ville ou de la région. Enfin, Pôle Emploi reste toujours le premier interlocuteur quand il s’agit de formation.