Taux du SMIC en 2015 : une hausse en vue pour les petits salaires ?

Que les petits salaires lèvent le doigt ! Nombreux sont ceux qui attendent une revalorisation du Smic net, afin de pouvoir se sortir de la crise économique et de la précarité qui peut en découler. Cette évolution est nécessaire, que l’on fasse 35h ou plus, l’augmentation du salaire minimum étant souhaité par des millions de français, de la femme de ménage à l’employé de magasin. La hausse du Smic en 2015 permettrait aussi de relancer la consommation, mais est-elle prévue ? A lire aussi : tout savoir sur le SMIC 2016.

 

Le Smic 2015


Se faire aider quand on a un petit salaire est nécessaire, car quelques dizaines d’euros font la différence. Quand on est au Smic horaire, il faut trouver des solutions complémentaires, comme arrondir ses fins de mois en testant des produits, encore faut-il avoir la chance de trouver un petit job.

A combien est le salaire minimum légal en France ?

Le montant du Smic 2015 est actuellement de 1457,52 euros brut. Il a été revalorisé de 0,8% le 1er janvier de cette année.

 

Pour les fonctionnaires


Travailler pour l’état, c’est aussi parfois ne toucher que salaire minimum, qui s’appelait autrefois le Smig, d’où parfois la confusion dans la prononciation. Cette relative pauvreté a fait réagir le gouvernement, qui promet un geste pour les plus mal payés. Ce sont donc leurs charges sociales qui vont baisser, et en particulier les cotisations retraites, ce qui par le jeu des vases communicants va faire monter les rémunérations des personnes impactées par le nouveau dispositif. Pour en bénéficier, il ne faudra pas toucher plus que 1,5 fois le salaire minimum en vigueur.

Concrètement, sur la fiche de paie, le pouvoir d’achat de cette catégorie pourrait augmenté de 50 euros par moi pour ceux qui touchent le minimum, soit à peu près 4% d’augmentation mensuelle. Reste que pour l’instant rien n’est visiblement décidé, et que les choses peuvent encore changées d’ici juin, période à laquelle le conseil des ministres doit se décider.

 

Le gel de l’indice

C’est ce qui pose problème actuellement pour les fonctionnaires les plus pauvres, qui ont vu leur augmentation gelée en attendant que la crise passe, sauf qu’elle ne passe pas, il faut donc trouver des solutions car pendant ce temps, l’inflation avance, et les français s’appauvrissent. Rappelons que le dégel ne devrait pas intervenir avant 2017, ce qui laisse le temps au temps.

Vers la création d’un Smic intermédiaire en 2015 ?


La proposition vient du MEDEF, mais faut-il vraiment s’en étonner. On parle ici d’une baisse du Smic pour les jeunes. Trouver un emploi quand on a moins de 18 ans est très dur, un assouplissement des conditions tarifaires d’embauche pourrait leur ouvrir des portes, c’est en tout cas ce que soutiennent les patrons. Mais pour l’instant, le gouvernement refuse de lâcher du lest sur ce dossier, car même si les patrons sont dans le vrai (après tout ce sont eux qui embauchent), les syndicats monteraient directement au créneau dans un dossier aussi épineux. Il n’y aura donc pas plusieurs catégories de salariés dans une même entreprise à travail égal.

smic jeune

L’accent va donc être mis sur l’apprentissage, qui va bénéficié d’aides supplémentaires, puisque c’est pour le moment le seul contrat qui permet aux patrons de payer moins, avec une obligation de formation en retour. Chacun cherche donc ses solutions pour lutter contre le chômage, et il semble que personne n’ait trouver la formule magique, ou alors il la garde jalousement. La baisse du nombre des demandeurs d’emplois ne passe pas forcement par leur appauvrissement.

Pourquoi la mesure n’est-elle pas définitivement abandonnée ?

Parce que certains politiques y voient quand même un terrain où s’engouffrer. C’est en effet en travaillant que l’on peut progresser, et trouver un poste meilleur. Si on ne démarre pas dans la vie active, alors il ne se passera rien dans la vie de celui qui subit le chômage. Accepter d’être payer moins pour démarrer, c’est aussi une façon de monnayer son inexpérience, avant de prendre définitivement son envol, à salaire plein cette fois. Il donc trouver un juste milieu pour que chacun y trouve son compte, patrons et employés.

Un peu de souplesse dans les contrats de travail ne ferait pas de mal à notre économie pour relancer la machine. A chacun donc de se faire sa propre opinion, même si le temps passe et que les demandeurs d’emplois augmentent mois après mois.

Le Smic hotelier en 2015


Les salaires minimums dans la restauration et l’hôtellerie ne sont pas les mêmes que dans les autres secteurs d’activités, du fait des conditions particulières de travail, en particulier les horaires, les 35 heures étant rarement possibles à mettre en oeuvre. Au début de l’année dernière, il avait été revalorisé de plus d’un 1% pour passer à 9,53€ de l’heure (il s’agit ici du salaire brut).

smic hotelier

Au niveau de la rémunération globale, ce sont des métiers où elle n’est pas inintéressante, car les heures supplémentaires, souvent nécessaires à la bonne marche des entreprises sont majorées. Toutefois, les salariés attendent maintenant un coup de pouce du gouvernement. Celui-ci tarde, mais en a-t-il les moyens financiers ?

Nos voisins européens


Que se passe t-il ailleurs ? La Suisse, elle, a récemment rejetée l’idée d’un salaire minimum. Il faut dire que la somme évoquée était de 3300 euros. Même si la vie est chère chez nos voisins suisses, il aurait été le salaire minimum le plus haut du monde, et encore, les partis de gauche espéraient 4000 euros. Nos amis hélvètes ont la chance de ne pas trop connaître le chômage. Cette somme minimale aurait pu le faire entrer en grandes pompes dans le pays. La Suisse a donc dit non lors de la consultation de sa population par référendum.

L’Allemagne a mise en place un smic horaire le 1er janvier 2015

C’est fait, et toute l’Allemagne l’attendait : l’arrivée d’un salaire minimum de 8,50 euros de l’heure dans le pays. La concurrence devient donc plus seine en Europe avec cette amélioration des salaires pour un peuple qui en avait bien besoin. Cela concerne plusieurs millions de travailleurs. Mais cela va entrer en vigueur progressivement, chaque branche professionnelle ayant déjà ses us et coutumes. Actuellement, le pays connaît un chômage très bas du fait des jobs qu’il est possible de trouver assez facilement, même s’ils sont mal payés. Les choses risquent donc de changer.

Bon, soyons francs, les petits salaires ne sont pas encore sortis d’affaires, et les fins de mois vont continuer à être difficiles. Allons nous vers une économie où les travailleurs les plus pauvres doivent assurés deux emplois pour s’en sortir, comme aux Etats-Unis ? Nous n’en sommes pas encore là, mais seule l’avenir nous le dira.