Aides financières en cas de coup dur: divorce, décès, cancer…

Aides financières en cas de coup dur: divorce, décès, cancer…
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Le décès d’un conjoint, d’un père ou d’une mère peut entraîner au-delà d’un immense chagrin, de graves difficultés financières. La mort d’un proche nécessite de prendre en charge les frais d’obsèques, qui coûtent chers et qu’il faut payer très vite. Comment faire lorsqu’une veuve n’a pas les moyens financiers d’enterrer son mari ? Heureusement, il est possible de trouver une aide pour le financement des obsèques. Mêmes choses pour d’autres coups durs de la vie, comme une séparation ou une longue maladie.

Se faire aider financièrement pour divorcer

L’aide juridictionnelle est un droit, tout le monde doit pouvoir se faire représenter par un avocat, même pour un divorce. Divorcer coûte de l’argent : il faut prévoir les frais d’avocat, les actes juridiques…

L’aide financière de l’État peut prendre toutes ces dépenses en charge, si les finances du couple qui divorce l’exigent.

De la même façon, si un divorce entraîne des difficultés à court terme pour joindre les deux bouts, il est toujours possible de s’adresser au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de sa ville pour obtenir une aide passagère.

Pour les parents isolés, c’est du côté de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) qu’il faut aller se renseigner.


Financer des obsèques

La mort d’un proche, au-delà du chagrin, peut conduire la famille qui doit prendre en charge les frais du décès  dans une situation financière difficile. Qu’il s’agisse d’un enterrement ou d’une crémation, la facture peut vite monter, surtout que l’on n’est pas toujours à même de discerner le juste prix de ces prestations.

Les aides décès

Parmi elles, on trouve tout d’abord l’aide de la Sécurité Sociale, que le défunt ait travaillé dans public ou dans le privé. En effet, la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) peut être amenée à verser à la personne la plus proche du défunt un capital décès, pouvant atteindre un trimestre de salaire, sans toutefois dépasser une somme fixée.

Même chose pour la prévoyance obsèques, comprise dans la plupart des charges des salariés du privé. Un petit coup de fil à l’employeur du défunt peut vous permettre de vous ôter une épine du pied si vous n’êtes pas en mesure de faire face aux frais d’enterrement.

Il faut ensuite vous rapprocher de la mutuelle du défunt car certaines complémentaires santé comprennent des assurances qui peuvent comprendre les frais d’obsèques.

Enfin, certains organismes de pompes funèbres pratiquent le tiers payant. Pour le paiement, en cas de difficultés financières, il est parfois possible de négocier un paiement en plusieurs fois.


Réagir quand il est temps

Ce n’est pas toujours évident de bien réagir à chaud suite à la mort d’un proche, mais mieux vaut éplucher les papiers du défunt assez rapidement, notamment pour savoir si une éventuelle une assurance-vie avait été souscrite.

Même chose pour les banques : certaines organismes bancaires proposent la souscription d’une assurance décès à leurs clients.

Bon à savoir concernant les frais d’obsèques

Les frais d’obsèques sont déductibles de l’héritage, sur justificatifs et dans la limite de 1 500 €.

En ce qui concerne le compte en banque du défunt, celui-ci est bloqué dès le décès prononcé. Vous pouvez cependant obtenir une dérogation de la banque pour payer les frais d’enterrement (dans la limite de 3 000 €), s’il y a de l’argent sur le compte, et sur présentation de la facture.

Si personne n’a les moyens de payer cette facture d’obsèques, il faut savoir que la commune peut la prendre en charge. Les personnes sans ressources peuvent ainsi se faire enterrer dignement.

L’aide financière de la CAF en cas de décès

La CAF intervient aussi quand il s’agit d’un drame familial comme celui-ci, sous conditions de ressources.

Important : il faut avoir au moins un enfant à charge au moment du décès de son conjoint pour en bénéficier. L’aide versée est de 800 €, mais dans les cas les plus difficiles, elle peut atteindre 1 500 €.

L’allocation capital décès de la Sécurité Sociale

Une veuve peut avoir besoin d’argent pour financer l’enterrement, mais aussi parce qu’elle doit interrompre son travail quelques temps, le temps de mettre ses affaires en ordre. L’aide de la Sécurité Sociale sert à prendre en charge une partie de ces dépenses : c’est l’allocation capital décès.

Sachez que cette somme n’est pas imposable, et qu’elle ne fera pas partie de la succession. Il y a un formulaire de demande à se procurer auprès de la caisse du défunt.

Les aides financières en cas de cancer

Une maladie grave, c’est des dépenses importantes sur le long terme, allant d’une femme de ménage, aux soins, en passant par une alimentation spéciale. À partir d’un certain moment, si la maladie dure, il y aura forcément une baisse des revenus de la personne malade.

La Ligue nationale Contre le Cancer (LCC) peut apporter son aide financière, dans la limite de 500 €, la demande étant formulée par une assistante sociale, et sur justificatifs des revenus.

Sans ressources ? Nos bons plans :

Si les coups durs sont terribles pour ceux qui les vivent, ces derniers sont vite rattrapés par une réalité financière pas toujours évidente à assumer. Heureusement, des aides existent, et c’est un premier soulagement.