[GRATUIT 0€] Trouver un Bon Avocat Pour Divorce

Une procédure de séparation n’a rien de simple, même lorsqu’elle est faite à l’amiable. Si vous ne pouvez pas payer les frais de justice, il est toujours possible de se faire défendre gratuitement. Alors, comment trouver un bon avocat à 0 € spécialisé dans le droit de la famille pour divorcer ? Je vous explique comment faire.

Trouver un avocat gratuit pour un divorce

Pour divorcer le moins cher possible, il faut que les choses se passent à l’amiable (consentement mutuel). Mais même quand les deux parties sont d’accord, une séparation coûte de l’argent.

L’aide juridictionnelle totale, si vous en bénéficiez, vous permettra de ne rien payer pour vous séparer. C’est l’État qui prendra à sa charge les honoraires d’avocat.

À lire aussi notre guide complet : comment divorcer sans argent et sans avocat.

Comment obtenir l’aide juridictionnelle pour les frais de justice ?

La moitié des divorces passent par l’aide juridictionnelle. Si vous la demandez, c’est que vous êtes dans le besoin.

Son montant de prise en charge va dépendre de vos revenus. Ils ne doivent pas être élevés. Voici le barème de ressources mensuelles que vous ne devez pas dépasser :

Pour une prise en charge à 100 % des frais

  • Vous êtes seul : 1 007 €.
  • Vous avez 1 personne à charge : 1188 €.
  • Vous avez 2 personnes à charge : 1369 €.
  • Vous avez 3 personnes à charge : 1 483 €.
  • Par personne supplémentaire : 114 €.

Pour une prise en charge à 55 % des frais

  • Vous êtes seul : 1 190 €.
  • Vous avez 1 personne à charge : 1371 €.
  • Vous avez 2 personnes à charge : 1552 €.
  • Vous avez 3 personnes à charge : 1 666 €.
  • Par personne supplémentaire : 114 €.

Pour une prise en charge à 25 % des frais

  • Vous êtes seul : 1 519 €.
  • Vous avez 1 personne à charge : 1 691 €.
  • Vous avez 2 personnes à charge : 1 872 €.
  • Vous avez 3 personnes à charge : 1 986 €.
  • Par personne supplémentaire : 114 €.

Trouver un avocat gratuit si vous avez droit à l’aide juridictionnelle

Vous devez savoir que les « bons » avocats avec de l’expérience refuseront souvent de vous défendre. Le tarif que leur règle l’État est faible. Ce sont donc souvent les jeunes avocats qui acceptent d’être rémunérés ainsi.

Le formulaire

Pour divorcer gratuitement, vous devrez envoyer le formulaire de demande d’aide juridictionnelle au bureau du Tribunal de Grande Instance de votre domicile.

Si vous avez choisi votre avocat, vous pouvez directement inscrire son nom en bas de la page 2 du formulaire. Si vous n’avez pas d’avocat, il faudra cocher la case où vous demandez qu’on vous en désigne un d’office.

Retrouvez le formulaire de demande de l’aide juridictionnelle en PDF sur ce lien

Divorcer à l’amiable gratuitement : est-ce possible ?

On l’appelle aussi le divorce sans juge. Si vous êtes d’accord sur les modalités de la séparation avec votre ex-conjoint, et que vos enfants mineurs ne veulent pas être entendus par un juge, alors vous pouvez opter pour ce divorce à l’amiable.

Le coût de cette procédure

Comme vous ne passez pas devant un juge, vous devez passer devant un notaire. Prévoyez 200 € de frais pour cela.


Les frais d’avocats

Reste la question de l’avocat. Recourir à un notaire plutôt qu’à un juge oblige les ex-conjoints à prendre chacun leur avocat (l’avocat commun n’est pas possible pour cette procédure).

2 avocats, quand ils ne sont pas commis d’office, c’est cher ! Comptez 10 heures de travail par avocat.

Comment minorer les frais d’avocat ?

Avant de faire appel à leurs services, accordez-vous avec votre ex sur :

  • La garde des enfants.
  • Le montant de la pension alimentaire et de la prestation compensatoire.
  • Le partage des biens : si vous laissez le notaire s’en occuper, cela prendra du temps et vous coûtera au moins 3 % du montant des biens à expertiser).
  • La conservation du nom marital.

Bon à savoir : il faudra régler une taxe dite « de partage » sur tous les biens non mobiliers de 2,5 %.

Les conseils gratuits d’un avocat pour un divorce

Je vous conseille de commencer par là. Vous pouvez vous adresser à une permanence comme celle des avocats du barreau de Paris : 01 44 32 49 95.

Comment être bien défendu en cas de séparation : 6 conseils

Il faut vous poser les bonnes questions lors d’une procédure de divorce afin de mettre toutes les chances de votre côté. Une mauvaise défense devant les affaires familiales, peut avoir d’importantes répercussions.

Pour trouver un bon avocat spécialiste du divorce et du droit des familles, il y a des erreurs à ne pas commettre car il va vous accompagner pendant un bon moment avant que tout rentre dans l’ordre.

1. Prenez un avocat spécialisé

La spécialisation est donc une première étape. Car même si vous avez dans vos relations un homme de loi habitué à traiter des affaires de droit fiscal, ce n’est pas tout à fait le même métier.

2. Réfléchissez bien avant de vous engager

Nous vous conseillons de ne rien accepter avant la fin du premier rendez-vous et de vous donner le temps de réfléchir. Votre conseil doit vous donner l’impression de bien comprendre votre dossier, et dégager des ondes que vous recevez comme positives.

N’hésitez pas à le faire répéter si vous ne comprenez pas tout. Le droit est un langage parfois un peu complexe pour les profanes.

3. Méfiez-vous des connaissances

Méfiez-vous des prix d’amis. Il faut parfois accepter de payer un peu plus cher une bonne prestation.

Même chose pour les amis d’amis qui connaissent un type super… Ce n’est pas pour ça qu’il décrochera son téléphone plus souvent quand vous allez l’appeler ! Un manque de disponibilité peut se révéler lourd comme handicap (même s’il ne s’agit pas de le harceler).

4. Choisissez la bonne formule d’honoraires

Même s’il est possible de divorcer sans avocat et donc de faire de grosses économies, c’est un poste de budget important, et la qualité du service rendu ne se mesurera pas au montant du chèque. Lors du premier entretien, il vous sera proposé un prix à l’heure ou au forfait.

La deuxième solution, bien que plus onéreuse de prime abord est à conseiller, surtout si la procédure s’enlise. N’oubliez pas d’ajouter la TVA lors du prix énoncé. Cela l’augmentera de 20 %, mais vous ne pourrez pas y échapper.

Si vous ne choisissez pas l’option du forfait, il faudra vous faire au tarif horaire des avocats, qui n’ont rien à envier à celui d’un expert-comptable. Mais là encore, cela va dépendre du prestige de l’étude. En moyenne, comptez 200 € de l’heure.

5. Essayer de conserver le même interlocuteur pendant toute la procédure

Il est important que vous n’en changiez pas en cours de route parce que les choses se passent mal. C’est toujours difficile de voir son dossier repris par quelqu’un qui n’y a pas travaillé, et ça rend la défense plus compliquée, raison pour laquelle il faut bien réfléchir avant de se décider.

6. N’oubliez pas : c’est vous qui décidez

Mais finalement, c’est à vous de rester maître de votre dossier, et donc de décider de la procédure à engager, de la conciliation ou non.

Personne d’autre que vous-même ne peut mieux connaître l’autre moitié du couple, même si celle-ci est en déliquescence.

Comment se passe le premier rendez-vous avec un avocat ?

Le premier rendez-vous est important, car il va vous permettre de clarifier les choses. Il n’est pas juste l’occasion de vous épancher sur vos problèmes personnels.

Voici les 8 points qui vont être abordés :

1. La présentation

D’abord, l’avocat va commencer à dégrossir les tenants et les aboutissants, pour savoir dans quelle direction aller par rapport au divorce.

2. Les questions

Il faudra répondre à ses questions sans rien dissimuler, en particulier sur les avoirs du couple. Pensez à ne pas arriver les mains dans la poche mais en ayant préparé un minimum l’entretien, notamment en ayant listé vos interrogations.

3. La procédure

Viendra alors le temps de se décider pour la procédure à suivre, en fonction de la situation de chacun et de l’état des relations.

S’il y a des enfants, c’est encore un peu plus complexe, par rapport à la garde. Sera-t-elle partagée, alternée, ou au bénéfice d’un seul des deux parents, avec ou sans droit de visite ?

4. Le calcul de la pension alimentaire et la garde des enfants

De là découlera la question de la pension alimentaire des enfants, mais aussi des adultes et de la prestation compensatoire.

5. Le logement du couple

Si vous et votre conjoint étiez propriétaire ou même locataire de votre appartement, demandez-vous comment vous vous positionnez par rapport au domicile conjugal. Voulez-vous y rester, partir, être dédommagé de votre part ?

6. La vie professionnelle

Parmi les conséquences d’un divorce, pensez aussi à évoquer votre avenir professionnel, surtout dans le cas ou vous auriez travaillé avec votre conjoint commerçant et que vous n’auriez reçu aucune rémunération pour cela.

7. Les dettes

Autre chose : les dettes du couple : qui va les rembourser, et comment ? Quand, et qu’advient-il des crédits en cours ?

8. Le partage des biens

Même chose pour les biens communs : de quelle façon va s’effectuer le partage ? Faut-il fermer le compte en banque commun ? Autant de questions qu’il faudra lister pour y trouver rapidement des réponses.

Parlons argent : le cout d’un divorce en France

C’est le nerf de la guerre quand un couple se sépare. Divorcez ça couter cher, c’est comme ça et pas autrement. Mais en fonction du déroulement de la procédure, le budget initialement prévu peut grimper à la hausse.

Plus c’est long, et moins c’est bon pour votre portefeuille.

Combien coute un divorce en France ?

  • Le divorce par consentement : de 2 000 à 4 000 €.
  • Le divorce sur acceptation : de 3 500 à 6 000 €.
  • Le divorce pour faute : de 5 000 à 15 000 €.
  • Le divorce pour altération définitive : de 3 500 à 6 000 €.

Des divorces, il y en a à tous les prix, en fonction de ce qu’il y a en jeu. Le mieux est donc de se mettre d’accord plutôt que d’essayer de s’écharper. 

Si vous n’avez pas les moyens de payer votre avocat spécialisé, sachez que vous avez le droit à l’aide juridictionnelle. Celle-ci ne couvrira pas forcément le coût complet du divorce, mais l’État peut en prendre une partie à sa charge.